Une attaque informatique ne s’arrête pas nécessairement au premier système compromis. Après avoir pris le contrôle d’un poste ou d’un serveur, un attaquant peut chercher à atteindre d’autres ressources : serveurs applicatifs, bases de données, environnements d’administration ou données sensibles.

Cette progression au sein du système d’information est appelée mouvement latéral. 

Limiter cette capacité constitue un enjeu important pour réduire l’impact d’une compromission.

Pourquoi le cloisonnement du réseau ne suffit-il pas toujours ?

Les réseaux d’entreprise évoluent constamment : applications interconnectées, infrastructures cloud, accès distants et environnements hybrides multiplient les communications.

Une segmentation réseau classique permet de séparer certains environnements. Toutefois, des règles trop permissives ou une visibilité insuffisante sur les communications peuvent laisser des possibilités de déplacement entre les systèmes.

Le risque est qu’un compte ou une machine compromis puisse communiquer avec des ressources qui ne devraient pas être accessibles dans ce contexte.

La micro-segmentation : contrôler les communications au plus près des ressources

La micro-segmentation consiste à appliquer des règles de communication plus précises entre les applications, les serveurs et les autres ressources du système d’information.

Au lieu de se limiter à une séparation générale du réseau, elle permet de définir quelles ressources peuvent communiquer entre elles et dans quelles conditions.

Une approche efficace repose notamment sur trois principes :

  • Cartographier les communications pour comprendre les dépendances entre les ressources.

  • Définir des règles adaptées aux besoins réels des applications et des utilisateurs.

  • Limiter les communications non nécessaires afin de réduire les possibilités de propagation d’une attaque.

Cette démarche doit être préparée avec soin pour éviter de bloquer les flux légitimes indispensables au fonctionnement des applications.

Quel rôle joue la micro-segmentation basée sur l'identité ?

La micro-segmentation basée sur l’identité ajoute une dimension de contrôle : les politiques de sécurité peuvent tenir compte de l’identité des ressources et de leur contexte, plutôt que de reposer uniquement sur leur emplacement réseau.

Cette approche contribue à appliquer des règles plus précises et à limiter les communications entre ressources qui n’ont pas besoin d’échanger.

Des solutions comme Xshield de ColorTokens peuvent accompagner cette démarche en permettant de définir et d’appliquer des politiques de micro-segmentation adaptées à l’environnement de l’organisation.

Le choix de la solution dépend notamment de l’architecture existante, des dépendances applicatives et du niveau de contrôle recherché.

Comment commencer ?

Avant de déployer la micro-segmentation, il est utile d’identifier les ressources critiques, de cartographier les flux et de déterminer quelles communications doivent réellement être autorisées.

Une mise en œuvre progressive, fondée sur l’analyse des flux et la validation des règles, permet de renforcer la sécurité tout en limitant les perturbations opérationnelles.

HTBS accompagne les organisations dans l’évaluation de leur architecture et l’intégration de solutions de micro-segmentation adaptées à leurs besoins.

Votre réseau limite-t-il réellement les déplacements d’un attaquant ?

Contactez les experts HTBS pour échanger sur votre environnement et découvrir les possibilités offertes par la micro-segmentation basée sur l’identité.

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